dimanche 4 octobre 2015

59 - INTELLIGENCE COLLECTIVE ET INFLUENTS

Par Clark G. KHADIGE, dba, desg  (cgcjmk@gmail.com)
(JCB 1934-2012)


ABSTRAITS
Tout change! Depuis la manière de s’informer et de réfléchir jusqu’à celle d’agir, et de réagir!
Qu’on le veuille ou non, les entreprises aujourd’hui semblent prises dans une spirale, si ce n’est un engrenage, qui les oblige à s’adapter de plus en plus rapidement au changement. Ce changement est principalement dû, d’un côté, à la concurrence et à la compétitivité créatrices qui entraînent les entreprises à devenir de plus en plus réfléchissantes, de plus en plus apprenantes et de plus en plus intelligentes et, de le l’autre, à une technologie qui se développe à une vitesse vertigineuse. Serait-ce, comme nous l’avions écrit dans un de nos articles précédents, la course effrénée vers ce choix si difficile entre être le premier ou être le meilleur ?
L’objectif que cet article veut atteindre est celui qui a rapport avec des forces influentes qui modifient tout le concept de management puisqu’il évolue dans une dimension de croissance et de changement constants. Il y a donc l’influence de facteurs majeurs qui sont, entre autres,  l’information et le temps et de critères mineurs (pour en différencier l’importance) qui sont sociaux, culturels, légaux, économiques, politiques et technologiques. A cela, il faut ajouter les caractéristiques de compétitivité et de concurrence, fussent-elles individuelles ou collectives. Elles mettent surtout en relief que ce qui est valable un moment peut ne plus l’être dans celui qui suit.
MOTS-CLÉS :
Information – Temps – Intelligence – Facteurs – Critères – Influents – Ressources – Concurrence - Compétitivité


INTRODUCTION

Tout influence tout et tout est influencé par tout ! Vérité de la Palisse, dira-t-on, mais vérité et réalité quand même !

Nous avons vu précédemment, dans nos articles publiés sur notre blog, et dans beaucoup d’autres, combien l’Intelligence, l’Intelligence Collective et les Collectivités d’Intelligences influent autant sur notre manière de gérer les choses que sur notre manière de voir et de les penser.

Les principes de management se voudraient fixes dans le temps. Mais la concurrence et sa compétitivité propre ont créé des situations, des dimensions de travail et des espaces d’activités où tout semble être remis en question.

Des principes avaient été posés, qui étaient supposés permettre aux entreprises de se gérer dans un monde qui, au début, s’il offrait des opportunités inestimables, requiert aujourd’hui une manière de penser différente parce que dans tous les domaines ces mêmes entreprises se mirent à produire les mêmes choses, en espérant apporter plus, et peut-être mieux, par rapport aux autres…et chacune d’influencer l’autre, (et les autres), afin d’apporter des changements et de l’innovation.

Tout bouscule tout et qui n’avance pas, ne recule plus mais disparait! Mais la « bousculade enclenchée » produit un mouvement qui va de l’avant. Tout suit donc, tout apparait, tout disparait, mais tout continue. D’un autre côté, tout change de visage aussi et rien ne ressemble plus à rien, car l’innovation transforme les rêves en réalité. Son importance réside dans le bouleversement qu’elle introduit autant dans la vie quotidienne, que dans celle de l’entreprise, dans la vie économique et sociale. Le point le plus sérieux qu’elle fait émerger est celui du renversement et de l’abandon des habitudes. Faire donc un nouveau pas dans le futur et dans l’inconnu !

On ne cessera jamais de dire que l'’innovation est source de changement et de renversement, mais aussi de développements continus puisqu’elle est fille de l’imagination, de la créativité et de la demande capricieuse et changeante de l’être humain. Le point de départ pourrait être le « SI… », si souvent entendu dans les réflexions des individus.

Le besoin de se démarquer les unes des autres a donc poussé les entreprises à jouer la carte de la concurrence et de la compétitivité qui, de leur côté, ont engendré une nouvelle idée de la créativité dans les concepts d’utilité, de fonctionnalité des choses de chaque jour, mais surtout dans la représentation de ce qu’un produit peut apporter en termes de style de vie et de ce qu’une marque conçoit en termes de qualité de vie. Tout est mis en œuvre afin de montrer que si on vit bien, on peut vivre mieux et rechercher toujours le meilleur comme nous l’avions proposé dans un de nos articles précédents.

Dans cet ordre de choses, le marketing s’est vu attribué un rôle nouveau : trouver des moyens pour faciliter la vie des individus autant que celle des entreprises. C’est peut-être ce rôle qui lui a donné son pouvoir de rechercher l’information, cette information qui, finalement, va mettre en relief que tout influe sur tout et que tout est influencé par tout, comme nous l’avons dit en début de cet article.

Ainsi, tout change dans une spirale vertigineuse où tout interagit, tout se bouscule et tout se renverse. Le prix du changement…. On ne pense donc plus local mais global en tout. On ne pense plus mental mais réflexe, alors qu’il faudrait penser créativité et innovation constantes. Il est à noter, à ce propos, que la technologie d’aujourd’hui joue un grand rôle dans ces dimensions nouvelles : elle offre le « quotidien facile » à tous, individu et entreprise compris.

Tout concoure et tout participe donc à cette évolution des choses à la différence près qu’aujourd’hui ce sont les entreprises qui font l’effort et non plus les individus. C’est l’Intelligence Collective en action, autant que celle des Collectivités d’Intelligences.

Les règles de jeu semblent aussi changer. Mais si tout est plus facile, tout n’en est pas moins complexe. Prenons comme exemple la téléphonie mobile et posons-nous la question : qu’a-t’elle fait de l’homme d’aujourd’hui ? Certes elle a favorisé le contact constant, la présence virtuelle continue, la relation omniprésente, etc… Mais ce qu’elle a surtout réussi à faire c’est créer la dépendance de l’individu envers la technologie. Qui peut, aujourd’hui, penser à ce qui nous adviendra si le téléphone portable s’arrêtait de fonctionner ? Nous nous sentirions isolés et perdus sans le contact avec les autres, sans le contact des autres…. Seuls au milieu de 7,5 milliards d’individus qui peuplent notre planète !

« Aujourd’hui chacun s’en rend bien compte au quotidien : le risque zéro n’existe plus, le monde « s’aplatit » pour reprendre le terme utilisé par Thomas Friedmann dans son livre « La terre est plate », de nouvelles priorités globales s’imposent à nous comme celle du développement durable et de notre responsabilité vis à vis des générations futures ».

Les entreprises du XXIe siècle doivent donc impérativement vivre ce changement et adopter, sinon adapter, une flexibilité qui leur permettra de naviguer dans un concept de management nouveau tout en développant des dynamiques adaptées à la complexité du changement.

INFLUENCE

Le choix est donc simple : agir ou subir, vivre ou disparaître dans un avenir plus ou moins lointain, dangereux ou bénéfique. La réflexion se doit donc d’être intelligente pour mener l’entreprise vers une existence et une présence continue, du moins le plus longtemps possible.

On en revient donc à la problématique constante de l’Intelligence en management, cette force qui maintient l’entreprise en vie et qui, sans elle, apporte une désorientation totale, un chaos éventuel. La question que nous nous sommes posée, à différentes reprises, est comment agit-elle réellement ? Nos articles nous ont permis de dire, dans une certaine mesure, qu’elle agit de deux manières possibles :

Directement : elle influe sur toutes les interactivités présentes dans l’entreprise, qu’elles soient humaines ou non. Ne parlons-nous pas de la machine intelligente ?

Indirectement, et ceci à travers l’action :
De l’Intelligence Collective, dont nous rappelons ici la définition donnée par Olivier ZARA « la capacité d'une organisation ou d'un collectif à se poser des questions et à chercher les réponses ensemble. Pour cela, il faudra mettre en commun les connaissances acquises par chaque individu travaillant dans l’entreprise ».

Des Collectivités d’Intelligence. Nous avions, dans plusieurs de nos articles montré qu’une intelligence n’agit jamais seule, mais bien au sein d’une collectivité d’intelligences diverses qui, sans être complémentaires, participent ensemble à la réussite de l’entreprise. L’Intelligence Collective formée par des collectivités d’Intelligences… Nous n’y reviendrons pas ici.

Mais quelle que soit son action, une entreprise sans intelligence, et sans Intelligence Collective, s’ampute de moyens créatifs souvent issus de ce que les ressources humaines comprennent et conçoivent dans l’application de leurs taches.  Ajoutons que la mise en commun des connaissances individuelles, qui deviennent à la longue le savoir de l’entreprise quand elle sont considérées et utilisées a bon escient, représentent un actif certain dans l’évolution et l’innovation.

La figure ci-jointe en montre l’interaction conséquente.


Figure 1 : Action de l’Intelligence sur le management, directement ou via l’Intelligence Collective ou une Collectivité d’Intelligences.

Mais la gestion d’une entreprise est aussi une interaction entre éléments divers et nous avions, dans notre article sur l’Intelligence Relationnelle, proposé une première approche de l’interactivité existante entre les fonctions d’administration, les fonctions de commercialisation et les ressources qui constituent une première compréhension du concept de l’interactivité constante dans le management des entreprises modernes.

Le tableau (2) ci-dessous en montre la complexité :

Figure 2 : Interactivité entre les fonctions de gestion


Nous avions, à ce propos, mis en relief le concours de 27 types d’intelligences qui créent cette totale interaction. La première conclusion que nous pouvons tirer de l’étude de ce tableau est que l’Intelligence Relationnelle, dans son action, s’associe d’autres types d’intelligences, ce que nous avions qualifié de Collectivité d’Intelligences.

Ainsi, ce tableau met en évidence qu’une :

Production intelligente ne pouvait se faire qu’en considérant les ressources dont elle a besoin et dont l’entreprise dispose ou acquiert,

Distribution efficace ne peut se faire réellement sans la logistique de ces ressources,

Vente efficiente quand les supports en ressources sont utilisés avec suffisamment d’énergie active, mettant en lice tous les avantages et expériences, (et expérimentations, il faut le dire) nécessaires, mais aussi en considérant l’apport d’une communication effective,

Communication, en tant qu’activité indépendante couvrant l’ensemble de l’entreprise et porteuse de résultats sensibles, car sans information toute activité risque d’être réduite à sa plus faible expression.

Ainsi, qu’on le veuille ou pas, il existe une nouvelle donne. Si la technologie va « diriger », ou inspirer, le monde et l’entreprise, par surcroit il faudra réfléchir plus profondément à l’apport de l’Intelligence Artificielle dans le commun de la vie autant entrepreneuriale qu’individuelle.

Mais si on doit parler d’Intelligence Artificielle, pourquoi ne pas parler d’intelligence tout court ? Nous ne reviendrons pas sur ce que nous avons écrit sur le sujet, ( et surtout sur ce qui a déjà été écrit) mais rappelons-nous que nous l’avions défini comme étant une force catalysatrice de l’interactivité managériale. Elle n’en est pas moins cette force constructrice du changement et du développement, de l’évolution en quelque sorte.

« Parce qu’il y a changement, développement et évolution, les entreprises ont, bon gré mal gré, pris le choix de l’adaptation au nouveau et à l’innovant, amorçant ainsi un virage, parfois à 180°, de sa manière de penser » (n.d.).

Les influents et le concept managérial

Rien ne peut réellement se faire, ou être fait, si ce n’est sous l’influence d’éléments qui font pression sur la manière de penser les choses. Ces « influents » sont nombreux. Il serait inutile, ici, de les énumérer tous. Mais, dans le cadre de notre article, nous avons sélectionné ceux qui nous paraissent les plus marquants dans l’interactivité managériale, telle que nous l’avions définie, et imaginée, dans plusieurs de nos articles.

Ainsi, nous retenons :

L’Intelligence
L’Intelligence Collective
Les Collectivités d’Intelligences
L’Information
Le temps
Les critères du SLEPT interne et externe
La compétence collective et individuelle
La concurrence collective et individuelle
La compétitivité collective et individuelle

L’action de ces influents sera, dans certains cas, montrée en les groupant suivant les besoins de cet article :

a – Intelligence, Intelligence Collective et Collectivités d’Intelligences en action dans la gestion de toutes les activités. 

L’Intelligence d’entreprise, en dehors de sa définition et de son action propres, va surtout se manifester à travers l’Intelligence Collective et les Collectivités d’Intelligences. Ainsi, en considérant trois entités, nous remarquerons que l’Intelligence d’Entreprise interagit avec l’Intelligence Collective et les Collectivités d’Intelligences, sur les fonctions de gestion afin que celles-ci soient plus efficaces, sinon plus efficientes :



 Figure 3 : Action et interaction entre Intelligences et gestion de l’entreprise


La gestion de l’Entreprise sera donc soumise à ces trois influents de base. Ainsi, dans les situations d’activités régulières ou stratégiques, la pensée managériale de la gestion sera dominée principalement par :

Une optimisation totale des ressources disponibles, ou à acquérir, pour renforcer la maximisation des résultats, considérant que tout succès « externe » dépend d’une logistique interne solide.
Un management stratégique des ressources disponibles en vue de stratégies d’extériorisation gagnantes,
Un management stratégique des activités externes,
Etc.

La figure suivante en montrera la disposition générale :


Figure 4 – Influence et relations entre Intelligence, Intelligence Collective et Collectivités d’ Intelligence sur la gestion interne et externe de l’entreprise et sur ses activités.


b – Intelligence, Intelligence Collective, Collectivités d’Intelligences et le facteur de l’Information

L’Information restera toujours le critère principal du changement, de la modification, du bouleversement et du renversement de toutes les données du management. Ainsi, chaque information recherchée, catégorisée et appliquée apporte un aspect soit complémentaire à ce qui est déjà su et fait, soit les « annule » et les remplace. C’est la condition inévitable de l’évolution.

Mais l’analyse de toute information et de son utilisation, reste une question d’intelligence : savoir où et comment s’en servir. Inévitablement, le visage de l’entreprise change quand cette dernière devient « l’entreprise plus intelligente » et quand ses stratégies de travail s’orientent vers des « garanties » plus ou moins certaines de réussites et d’atteintes d’objectifs.

La figure ci-dessous nous montrera un autre type d’interactivité autour du facteur de l’information :




Figure 5 – Influence et relations entre Intelligence, Intelligence Collective et Collectivités d’ Intelligence et Information

Le groupe formé par l’Intelligence, l’Intelligence Collective et les Collectivités d’Intelligences agira sur le l’information dans son traitement et sa compréhension. Mais l’information en continuel changement agira de façons différentes chaque fois qu’elle apportera des détails nouveaux, sur la gestion interne et externe de l’entreprise et sur ses activités.

c – Intelligence, Intelligence Collective, Collectivités d’Intelligences et le facteur Temps

Dans l’article que nous avions publié en septembre 2013 sur la 6e ressource qu’est le temps, nous avions essayé de considérer les différentes facettes que peut prendre cet influent. Nous avions dit que c’était un facteur, un critère, une dimension, une ressource, un paramètre, une contrainte et une perception. Chaque « visage » qu’il pourrait prendre reste dans toutes les situations un important influent qui change, modifie ou annule.

Ainsi, dans la pensée managériale d’une entreprise, cet influent est un point crucial dans le développement durable, constant et continu, qui existe dans toute évolution des entreprises. Il participe donc effectivement à l’interaction des forces qui constituent l’esprit de gestion. Sa participation est soulignée dans le graphe suivant :



Figure 6 – Influence et relations entre Intelligence, Intelligence Collective et Collectivités d’ Intelligence et Temps.

De même que pour l’information, le groupe formé par l’Intelligence, l’Intelligence Collective et les Collectivités d’Intelligences agira sur le temps, autant comme ressource que comme une perception particulière. De son côté, le temps agira autant sur l’information (puisque le temps apporte d’autres données informatives), que sur la gestion interne et externe et, par conséquent, sur les activités en cours, ou en préparation, de l’entreprise. Ceci nous amènera au graphe suivant :



Figure 7 – Influence et relations entre Intelligence, Intelligence Collective et Collectivités d’ Intelligence, Information et Temps.


d – Intelligence, Intelligence Collective, Collectivités d’Intelligences et le critère du SCLEPT.

Le SCLEPT est un ensemble de critères qui permet de « catégoriser » les entités suivantes : le social, le culturel, le légal, l’économique, le politique et le technologique. Ces entités restent, malgré tout, des influents importants qui expliquent, dans beaucoup de cas ou de situations, le « comportement » changeant des individus et des entreprises.

Cependant, il faut inévitablement diviser ce SCLEPT en deux groupes :

Celui qui a rapport à un environnement interne, c’est-à-dire un territoire, une entreprise ou un individu, que nous avons nommé SCLEPT interne,
Celui qui a rapport à l’influence de la mondialisation car il apporte d’autres concepts, d’autres produits, d’autres marques, etc., et qui influe fortement sur l’environnement interne. Ainsi, le critère social d’un pays est fortement influencé par les critères des pays étrangers. Il est important d’ajouter que chacun des critères de ce second SCLEPT que nous avons qualifié « d’externe » influe sur chacun des critères du SCLEPT interne.

La figure qui suit montrera l’interaction entre le SCLEPT interne et le SCLEPT externe :


Figure 8 – Interaction entre SCLEPT interne et SCLEPT externe.

L’ensemble, il faut le dire, est assez complexe et compliqué à la fois. Cependant, il montre assez clairement cette « inter-influence » qui marque fortement l’entre-mélange des forces en présence. Inévitablement, le résultat de cette interaction va faire apparaitre des situations, ou des états de chose, assez disparates mais suffisamment explicite. Tout influe sur tout, comme nous l’avons dit plus haut.

En intégrant cette dernière figure à l’ensemble des figures précédentes, nous obtiendrons la suivante (Pour des raisons d’espace et de lecture complète, nous avons réduit et changé l’aspect du SCLEPT et du graphe intentionnellement) :


Figure 9 – Interaction entre Intelligence, Intelligence Collective, Collectivités d’Intelligence, Information, Temps et SCLEPT interne et externe.

Nous devons noter une fois de plus, que le graphe de la figure 8 montre une interactivité totale entre tous les éléments présents.


e – Intelligence, Intelligence Collective, Collectivités d’Intelligences et les compétences collectives et individuelles

Il a été souvent dit, et écrit, qu’une entreprise est aussi caractérisée par ses compétences autant individuelles que collectives. Dans ce dernier cas, les compétences collectives participent activement dans la constitution de l’Intelligence Collective et des Collectivités d’Intelligences. Ces compétences restent donc des influents majeurs non seulement dans l’accomplissement des tâches et du travail en général, mais aussi dans le principe de la gestion même de l’entreprise, et sont des critères d’analyse primordiaux dans la pensée stratégique de l’entreprise.

Ces compétences restent un ensemble de savoirs-être, de savoir-faire, de savoir-comment-faire qui permet de vaincre les différents obstacles et contraintes rencontrés dans la vie économique des entreprises. En conséquences directes, les compétences individuelles et collectives constitueront l’image d’une performance totale, caractéristique inévitable des entreprises leaders.

Elles entrent en interaction continue avec tous les autres influents que nous avons définis précédemment car elles représentent des forces actives à l’intérieur. Notre graphe se présenterait donc comme suit :


Figure 10 – Interaction entre Intelligence, Intelligence Collective, Collectivités d’Intelligence, Information, Temps,  SCLEPT interne et externe et compétences individuelles et collectives.

Le graphe prend un visage qui met en relief l’état complexe et compliqué des relations d’influence dans l’interactivité managériale et des influents conséquents.

f – Intelligence, Intelligence Collective, Collectivités d’Intelligences et la concurrence collective et individuelle

La concurrence rencontrée sur les marchés mondiaux tiennent autant des entreprises locales qu’internationales. Ces dernières profitent souvent d’une forte action marketing où la communication tient une place de choix.
Cependant, cette concurrence a deux volets distincts :

Le volet interne, dans lequel l’entreprise favorise la concurrence individuelle au sein des équipes de travail (sans que cela ne devienne une raison de conflits), et la concurrence collective inter-équipes. Ceci est souvent mis en relief dans l’action commerciale territoriale où les équipes s’affrontent, et s’entraident aussi. L’objectif est de soutenir une productivité personnelle et groupale en croissance continue.
Le volet externe, dans lequel l’entreprise investit toutes ses capacités à offrir plus et mieux que les autres concurrents et de constituer un « capital de consommateurs et de consommation » dans une courbe de croissance ininterrompue.

Néanmoins, notre graphe se présenterait comme suit :


Figure 11 – Interaction entre Intelligence, Intelligence Collective, Collectivités d’Intelligence, Information, Temps,  SCLEPT interne et externe, compétences individuelles et collectives et concurrence individuelle et collective.

Ainsi « l’esprit concurrentiel » inséré dans le comportement des ressources humaines devient un facteur de conjonction active et bénéfique. Dans cet ordre de chose, la complexité des éléments concourant dans l’interactivité des différents influents en sort renforcée, aux dépends d’un visage de plus en plus compliqué à identifier et à comprendre.

G – Intelligence, Intelligence Collective, Collectivités d’Intelligences et compétitivité collective et individuelle

L’esprit compétitif d’une entreprise se traduit particulièrement par ce qu’elle crée et par ce qu’elle innove. Elle répond ainsi, aux attentes des marchés et des individus qui sont constamment en quête d’améliorer leurs conditions de vie. Pourrait-on dire que la « condition humaine de vie professionnelle» est rattachée à la créativité des autres ? Peut-être et peut-être pas.

Néanmoins, la compétitivité sous une forme individuelle ou sous une autre collective, est aussi un influent solide dans l’esprit managérial des entreprises. Notre graphe prendra alors l’allure suivante :  

Figure 12 – Interaction entre Intelligence, Intelligence Collective, Collectivités d’Intelligence, Information, Temps,  SCLEPT interne et externe, compétences individuelles et collectives, concurrence individuelle et collective et compétitivité individuelle et collective.


CONCLUSION : FAUT-IL DONC REPENSER LE MANAGEMENT DU XXIe SIÈCLE ?

Beaucoup a été écrit sur le management sans vraiment en définir ses réelles dimensions. Dans l’évolution des choses, il nous a paru important de réfléchir encore sur le concept de force.

En premier lieu, référons-nous à la définition que le dictionnaire (encore lui !) nous donne pour ce terme. Parmi toutes celles proposées, nous ne retiendrons, pour le cadre de cet article, que celle issue de la physique : « Concept traduisant quantitativement les interactions entre objets et permettant d'expliquer leurs déformations ou les modifications de leurs mouvements », que nous adapterons en « Concept traduisant quantitativement et qualitativement les interactions entre fonctions et ressources et permettant d'expliquer leurs influences autant les unes sur les autres que sur tout ce qui permet de mieux optimiser des résultats ».

Mais l’optimisation des résultats est dépendante de beaucoup de facteurs qui, d’une manière comme d’une autre modifient, changent, renversent et bouleversent, comme nous l’avions dit plus haut, l’ensemble de l’activité stratégique d’une entreprise.
Certes, rien n’est moins certain que l’avenir et l’entreprise avance souvent sur des terrains fragiles et prend consciemment, et constamment, des risques. Peut-elle, cependant, en calculer, ou en mesurer, les conséquences positives, négatives,  ou mêmes neutres, quand elle doit prendre la décision difficile d’agir ? Doit-elle, dans ce cas, sacrifier ? Quoi ? Qui ? Comment ? Pourquoi et Pour Quoi ?
Questions ouvertes à réponses délicates, et souvent difficiles. Mais la règle du jeu des marchés veut que seul le plus fort se maintienne. Quid alors du leadership des marchés ?
Il est donc important de réfléchir profondément sur les aboutissements de l’innovation dans le cadre d’un avenir encore plus incertain quand la technologie de pointe remet tout en question, parfois sans crier gare.  Mais, une fois encore, la réflexion doit porter principalement sur tous les facteurs existants qui influent et font « changer d’avis » le cours de ces marchés.

Réfléchissons donc, ensemble, sur l’Intelligence Collective et sur son influence certaine sur la pensée managériale, avec le graphe final que nous proposons :








Figure 13 : Interactivité générale entre Intelligence, Intelligence Collective, Collectivités d'Intelligences et Influents 



  
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